D'après une étude du C.R.Y. (Centre de Ressources Yvelinois) pour la Musique, 1 500 groupes de Musiques Actuelles sont référencés dans les Yvelines, et l'on peut compter sur beaucoup d'autres, méconnus parce que juste créés.
Versailles est la préfecture de ce département créatif, où est rassemblé l'essentiel des lycéens yvelinois (âge durant lequel se créent la plupart des premiers groupes musicaux), à savoir 5 439 lycéens en 2001 (source edu.gouv).
C'est dans l'accompagnement de l'émergence de ces nouveaux talents qu'UVM a décidé de fournir le plus gros de ses efforts, afin de proposer à ces groupes nouvellement formés :
Pourquoi vouloir une meilleure reconnaissance de cette forme de culture ? La question prend tout son sens lorsque l'on compare l'aide budgétaire allouée aux différentes cultures musicales par les pouvoirs publics. A titre d'exemple, une étude de l'IRMA (centre d'Information et de Ressources pour les Musiques Actuelles), montre que le budget national distribué sous forme de subventions aux quelques 1 800 salles de concerts diffusant des Musiques Actuelles en France est égal à la caisse de retraite des deux opéras parisiens.
La fête de la Musique, créée par le ministre de la culture voici plus de vingt ans, a permis de constater que plusieurs millions de musiciens amateurs et professionnels veulent pouvoir exprimer leurs talents et qu'un public toujours nombreux est présent pour les écouter. L'apparition d'Internet prouve une fois encore qu'il existe un public et des artistes pour écouter et créer la musique d'aujourd'hui. Le récent revirement des « Majors » lié à la diffusion et au téléchargement massif par Internet démontre que cette pratique dépasse le seul aspect commercial pour revendiquer le statut de réelle forme de culture.
L'ère du numérique a également permis de déposséder les "Majors" de leur monopole de diffusion de cette culture, et l'on peut constater en regardant des sites comme MySpace, la richesse, parfois la qualité des créations et l'importance du nombre de personnes concernées.
Enfin, le public jeune drainé par ces activités crée en général plus de remous qu'un public de musique classique. C'est aussi dans cette optique qu'UVM met tout en œuvre pour organiser de la manière la plus sécurisante possible, et pour le public, et pour le voisinage, des concerts de Musiques Actuelles de plus de 70 personnes en moyenne (soit autant que la moyenne nationale des entrées constatées dans les salles de musiques actuelles), afin de montrer la nécessité et la pertinence de l'organisation de tels événements.
Car aux vues de l'affluence aux concerts organisés depuis cinq ans, il est devenu évident aux yeux des membres organisateurs de l'association de la nécessité de perdurer dans cette voie : en effet, si Versailles est à 30 minutes de Paris en transport en commun (seul moyen de locomotion pour des adolescents de 15 à 17 ans), le retour reste problématique après un concert qui se termine en général sur les coups de minuit. De même, il est difficile de se déplacer en transport en commun dans les communes avoisinantes, qui pourtant sont équipées de salles de concert actives et reconnues.
C'est pour cela qu'UVM a réussi à développer sous forme de partenariat une offre régulière et adaptée aux jeunes de Versailles et alentour.
Parallèlement à ceci, Universailles Musiques est en relation avec le C.R.Y. pour la Musique et le Réseau Ile-de-France sur une réflexion axée sur les équipements adaptés à ce style musical, en terme de locaux de répétitions et de salles de diffusion (accueil du public, accueil des artistes, matériel son et lumière, prévention des risques auditifs, politique tarifaire et de communication, etc.).